Editorial

PLAN PAUVRETÉ

, par Michèle Picard

Le plan pauvreté dévoilé jeudi 13 septembre par Emmanuel Macron affiche l’ambition d’éradiquer la pauvreté mais 8 milliards d’euros sur 4 ans ne suffiront pas aux 9 millions de personnes qui vivent en dessous du seuil de pauvreté pour retrouver le chemin d’une vie digne ! Il ne donnera pas un toit aux 31 000 enfants privés de logement. Il ne réchauffera pas les foyers de tous ceux qui souffrent de précarité énergétique.
Ce Plan n’aborde ni le logement, ni l’emploi, et donc il ne prévoit pas de s’attaquer (...)

Articles les plus récents

  • UNE RENTRÉE SOUS LE SIGNE DE LA DÉMOCRATIE ET DE L’ÉDUCATION POPULAIRE

    Notre majorité municipale refuse une « démocratie délégataire » qui délègue toujours plus loin des citoyens. L’association de deux mots est d’ailleurs un contresens, une maladie de la démocratie qui s’amplifie avec la métropolisation et la recentralisation en cours.
    Contre cette démocratie déformée, nous avons choisi la démocratie participative et l’éducation populaire. Pour nous, ces deux notions sont indissociables car l’éducation populaire est le véritable moyen d’apporter la connaissance au plus grand (...)

  • MINEURS ÉTRANGERS ISOLÉS : LA MÉTROPOLE N’ASSUME PAS SES RESPONSABILITÉS !

    , par Marie-Christine Burricand

    Ceux qui affrontent la méditerranée au risque de leur vie, l’avidité des passeurs, les nuits sans abri, ne le font pas par choix. Ils le font parce que la guerre et la misère les poussent hors de leurs pays et qu’ils ne peuvent pas faire autrement.
    La France ne joue pas, aujourd’hui, un rôle positif pour la Paix pas plus qu’elle ne tient sa place, dans les actions de solidarité internationale, de co-développement, de coopération. Notre diplomatie a beaucoup perdu de sa légitimité et de son autorité. (...)

  • RAPPORT CAP 2022 : PROGRAMME DE DÉMOLITION DES SERVICES PUBLICS

    , par Michèle Picard

    L’objectif de ce rapport commandité par le premier ministre est limpide : faire de nos services publics les vestiges d’un monde considéré comme ancien et dépassé. Ce que l’on veut détruire, c’est notre identité, notre structure, un modèle de société solidaire façonné par des générations de lutte.
    Si la situation n’était pas à ce point dramatique pour des milliers de Français touchés, toujours plus durement, par la précarité et la pauvreté, nous pourrions parcourir ce rapport comme une farce ou un mauvais roman (...)

  • CLIMAT : POUR UNE NOUVELLE AMBITION MÉTROPOLITAINE

    , par Pierre-Alain Millet

    Devant l’urgence climatique, des milliers de manifestants ont exprimés leur inquiétude. La question sous-jacente est celle du système économique. Comment peut-on le transformer ?
    Il est urgent de ré-ouvrir le débat de fonds et de constater que l’urgence en France n’est pas de réduire les émissions carbonées de l’électricité, mais celles du transport et du logement. Nicolas Hulot était dans l’impasse de la transition énergétique construite d’abord pour satisfaire les partisans de la sortie du nucléaire. (...)

  • EXPULSIONS : AVEC LE MAIRE AU TRIBUNAL.

    , par Pierre-Alain Millet

    Le Maire de Vénissieux avait pris comme chaque année, des arrêtés anti-expulsions, coupures et saisies, et le préfet ne les avait pas dénoncés au tribunal... Certains se demandaient si le préfet était surmené ? Avait-il un doute ? Le gouvernement dans la suite de la loi logement allait-il innover ? Pas du tout, ce n’était qu’un retard...
    Pourtant, la loi logement contient un chapitre sur le droit au logement qui dit vouloir réduire les expulsions. Comme il y aura demain moins de logements sociaux (...)

  • PROJET RÉGIONAL DE SANTÉ AVIS DÉFAVORABLE DU CONSEIL MUNICIPAL

    , par Amina AHAMADA MADI

    L’Agence Régionale de Santé n’avait pas jugé utile de consulter les collectivités locales. La Ville s’est donc saisie elle-même pour donner un avis défavorable sur un projet qui manque d’ambition pour les politiques publiques de santé et qui reste muet sur le bilan des restructurations suivies depuis des décennies.
    Comment croire à un tel projet alors que les hôpitaux continuent à supprimer des lits ?
    Depuis 2015, les HCL suppriment chaque année des postes dans tous les domaines. Le service nettoyage (...)

  • CONTRACTUALISATION ÉTAT / COLLECTIVITÉS

    , par Michèle Picard

    Dans le même esprit que la suppression de la taxe d’habitation, la contractualisation est une mise au pas des collectivités, amoindries dans leur autonomie, privées de leur liberté de choix et de leurs missions.
    L’État s’immisce dans la construction souveraine des budgets. Cela constitue la remise en cause de la décentralisation et du principe constitutionnel de libre administration des collectivités territoriales. Les prétendus « contrats » ne sont, en vérité, qu’une mise sous contrôle de nos (...)

  • VŒU DE LA MAJORITÉ MUNICIPALE - CONTRACTUALISATION

    Avec la contractualisation, le gouvernement met en place un mécanisme de contrôle des collectivités locales qui défait le principe de leur libre administration.
    Ce n’est pas nouveau. Depuis des années, les réformes fiscales et institutionnelles, visent à réduire la place originale des communes dans la République Française.
    La loi MAPTAM de 2012 a accéléré la concentration des compétences et des ressources dans les métropoles. Les baisses de dotation ont fragilisé les ressources des Villes, l’exonération (...)

  • COMPTE ADMINISTRATIF. Des dépenses publiques pour le service public !

    , par Pierre-Alain Millet

    Le FN, la droite, les socialistes en marche, demandent tous la baisse des dépenses publiques. Il faut comprendre : baisse des aides au logement, des services publics, des remboursements de soins, des retraites...
    Les dépenses publiques sont les dépenses utiles aux habitants, et elles ont l’énorme avantage de pouvoir être contrôlées par le contribuable. C’est d’ailleurs un principe constitutionnel, chacun doit pouvoir contrôler l’usage des fonds publics. Mais qui peut espérer contrôler l’usage des (...)

  • COMMENT DÉFENDRE NOS SERVICES PUBLICS

    , par Serge.truscello

    Après le transfert de la taxe professionnelle aux intercommunalités puis sa suppression, la baisse des dotations de l’État, la suppression programmée de la taxe d’habitation, cette contractualisation vient renforcer le contrôle de l’État, faire reculer encore un peu plus le principe de libre administration des communes. Il faut y ajouter les rapports de la cour des comptes qui depuis maintenant plusieurs années deviennent de plus en plus intrusifs en s’ingérant dans les choix politiques faits par les (...)

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