RUE HENRI ALLEG La lettre des élus communistes et apparentés de Vénissieux N°49- Novembre 2018

, par  Bbraiki, Serge.truscello , popularité : 16%

En donnant le nom d’Henri Alleg à une rue de Vénissieux, nous rendons hommage à un homme dont le combat contre le colonialisme, contre la torture, pour le droit des peuples et l’égalité entre les hommes, trouve un écho important dans l’engagement de nombreux Vénissians au moment de la guerre d’Algérie et après.

En tant que Directeur du quotidien Alger Républicain, il incarna le courage et l’honneur des communistes face à la guerre coloniale menée par les autorités françaises en Algérie.

Entré en clandestinité en 1955 il est arrêté en juin 1957, torturé par les membres d’un régiment de parachutistes français. C’est sans doute le dernier à avoir vu Maurice Audin vivant, arrêté un jour avant lui, enfermé et torturé dans le même bâtiment. Il savait que ses bourreaux l’avait tué puis avait fait disparaître son corps. Car Maurice Audin, militant communiste, anticolonialiste, mathématicien et père de famille a bien été assassiné par l’armée française en juin 1957. Il a fallu 61 ans pour que cet assassinat soit reconnu par l’État français, par un président de la République.

Henri Alleg disait : « Le combat pour la vérité, qui est un combat d’aujourd’hui, doit se poursuivre sans relâche. On ne peut pas tout simplement parler de l’avenir sans respecter la vérité. »