PACTE DE COHERENCE METROPOLITAIN - Manifestation d’intérêt La lettre des élus communistes et apparentés N°34 - Avril 2016

, par  Michèle Picard , popularité : 63%

Dans le pacte de cohérence métropolitain, le terme « d’usager » est utilisé à différentes reprises. Je lui préfère le terme de citoyen, d’habitant, plus proche de notre vision républicaine.

C’est justement à travers le prisme de l’habitant, que nous avons analysé la manifestation d’intérêt du pacte de cohérence, première étape de formalisation des relations, entre Métropole et communes. En quoi telle délégation de compétences peut-elle répondre, aux besoins et aux attentes des habitants et servirait l’intérêt général. En quoi le principe non négociable de libre administration des communes, est il préservé par le pacte de cohérence ?

Sur les 21 propositions, nous avons estimé que 10 compétences, allaient dans le bon sens. Nous en avons exclu 11, car elles nous paraissent contraires aux intérêts des habitants, ou trop confuses.

Contrairement à ce que certains disent, ce travail de fond montre que la ville de Vénissieux s’inscrit de plain-pied, dans le pacte métropolitain, qu’elle ne s’y oppose pas frontalement, mais cherche à construire une agglomération de proximité, de terrain, plus démocratisée et qui respecte l’identité et le tissu social de chaque commune.

Nous savons que la Métropole n’est pas l’outil providentiel qui résoudra tous les problèmes, mais que la mutualisation de certains services, peut être un plus pour la population. Nous savons également, que le meilleur moyen de lutter contre les fractures territoriales est de penser le développement urbain de façon globale, dans un rapport plus équilibré entre ville centre et ville périphérie, et entre les villes elles mêmes des premières et deuxièmes couronnes.

Des convergences nous paraissent nécessaires, utiles et efficientes, pour l’accueil et l’orientation de la demande sociale avec le projet d’un guichet unique, pour un dispositif de prévention santé pour les 0-12 ans, pour les problématiques de l’insertion, pour le partage d’analyse en termes énergétiques, d’urbanisme, de déplacements, de programmation sociale, pour la Politique de la Ville ou des conventions de nettoiement.

Cette manifestation d’intérêt, n’est qu’une première étape. Un travail de concertation va s’engager avec la Métropole.

Nos préalables, pour aboutir à un partage des compétences équilibré, sont simples, et intangibles : servir les habitants, servir l’intérêt général, et construire une Métropole de la proximité et de la citoyenneté, et non une Métropole de la technocratie et de la rentabilité.

Michèle PICARD - Maire