MINEURS ÉTRANGERS ISOLÉS : LA MÉTROPOLE N’ASSUME PAS SES RESPONSABILITÉS ! La lettre des élus communistes et apparentés de Vénissieux N°48- Octobre 2018

, par  Marie-Christine Burricand , popularité : 100%

Ceux qui affrontent la méditerranée au risque de leur vie, l’avidité des passeurs, les nuits sans abri, ne le font pas par choix. Ils le font parce que la guerre et la misère les poussent hors de leurs pays et qu’ils ne peuvent pas faire autrement.

La France ne joue pas, aujourd’hui, un rôle positif pour la Paix pas plus qu’elle ne tient sa place, dans les actions de solidarité internationale, de co-développement, de coopération. Notre diplomatie a beaucoup perdu de sa légitimité et de son autorité. Nous devons marcher sur nos deux pieds : bien accueillir, dans la dignité et la fraternité, et travailler au développement et à l’autonomie de tous les pays qui en ont besoin. La loi Asile et Immigration de Gérard Collomb affaiblit les droits et garanties des demandeurs d’asile et nous éloigne un peu plus des valeurs de solidarité, de fraternité que la France devrait porter au regard de nos traditions républicaines.

La gestion des mineurs isolés est un sujet sensible et la colère des associations est grande suite aux expulsions traumatisantes de familles, de jeunes, d’enfants, de lieux et de bâtiments métropolitains sans qu’aucune solution ne leur soit proposée. Les témoignages affluent entre inquiétude et solidarité devant ces jeunes, parfois si près de l’enfance, laissés dans la rue, soumis à la précarité et à l’insécurité.

Chacun sait que le meilleur moyen d’empêcher l’occupation illicite de lieux et de bâtiments métropolitains, c’est de mettre à disposition des hébergements dignes en nombre suffisant.

La Métropole n’assume pas ses responsabilités !

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