BUDGET 2018 La lettre des élus communistes et apparentés de Vénissieux N°45- Mars 2018

, par  Pierre-Alain Millet , popularité : 2%

On ne peut évoquer le budget de la ville sans évoquer ceux de la Métropole et de la France qui conditionnent de plus en plus nos décisions. Comme avec Sarkozy et Hollande, les orientations générales sont guidées par la « maitrise des dépenses publiques », c’est à dire les dépenses utiles pour la vie des familles.
Les budgets du logement et du travail baissent, celui de l’Éducation Nationale ne répond pas aux besoins. Il est prévu plus de 4 milliards d’économies sur la santé dont 1 milliard sur les hôpitaux publics.
Par contre ce budget multiplie les facilités pour les entreprises et les grandes fortunes, avec 5 milliards de remboursement de la taxe sur les grandes entreprises, le cumul du CICE et de la baisse des cotisations sociales, la suppression de l’ISF, le prélèvement forfaitaire unique à 30 % sur les revenus de l’épargne, un must pour l’optimisation fiscale des hauts revenus....

À la Métropole, dans cette « modernité » en marche et un système politique bousculé par la recomposition de 2017, la seule chose qui compte est de sauver ses places... Aussi, c’est une députée en marche qui s’exprime au nom des élus socialistes (le contraire de Vénissieux en quelque sorte), et c’est un vice-président centriste qui présente un budget élogieux des orientations nationales. Il prétend que les 13 milliards d’économies demandées aux collectivités d’ici 2020 ne sont rien, et que la Métropole va sans difficulté tenir la contrainte de ses dépenses de fonctionnement (alors qu’elle ne l’a jamais fait dans le passé).
Le Vice-président Brum veut même nous faire croire qu’à travers sa contribution à la péréquation nationale, la Métropole financerait la solidarité avec les villes ! C’est bien sûr une plaisanterie politique, car s’il est vrai que notre DSU augmente, elle ne compense pas la baisse de la DGF, la vérité est que l’État se désengage, y compris d’une commune en politique de la ville !

Dans ce contexte, notre commune poursuit une politique budgétaire sérieuse. Nous votons un budget dans la continuité des décisions prises en 2015 : maintien des missions de service public (et tant pis pour les critiques des licencieurs de fonctionnaires), maitrise des dépenses de fonctionnement, réalisation des investissements de notre plan de mandat en contrôlant un endettement par habitant bas.
Permettez-moi de conclure en vous faisant rire... Notre bonne gestion devrait conduire le gouvernement à nous accorder un bonus de DGF ! Bien sûr, nous ne sommes pas naïfs, le gouvernement utilisera les contrats budgétaires avec les grandes collectivités dont notre commune, non pas pour nous aider, mais pour nous contraindre encore plus.