PPRT
La lettre des élus communistes et apparentés de Vénissieux N°55- janvier 2020
Article mis en ligne le 21 janvier 2020

par Pierre-Alain Millet

Le financement du plan de prévention des risques technologiques est essentiel pour créer les conditions de maintien de l’industrie à proximité des villes, ce qui oblige à en assurer la sécurité. C’est important pour les habitants, mais aussi pour les salariés !

Ceux qui croient que la solution serait d’éloigner les usines se trompent. Ce serait en quelque sorte avouer qu’il y aura un jour un accident. Les risques ne seraient que pour les salariés et leurs familles habitant à proximité ? Les impacts et notamment les pollutions ne connaîtraient évidemment pas de frontières administratives. Non, l’urgence quel que soit le site concerné, c’est la transparence sur les risques et la priorité absolue à leur réduction et leur prévention. Donc ce plan est une très bonne chose.

Mais nous rappelons nos critiques.
70% du financement de ce plan est assuré par l’État et les collectivités locales, autant dire que les entreprises qui sont à la source du risque ne sont pas dans les premiers contributeurs !

D’autre part, si les études d’impact (donc les conséquences des risques industriels) sont transparentes et soumises au débat public, les causes de ces risques restent un secret partagé entre les seules entreprises et le préfet. Nous demandons au contraire que les études sur les causes soient publiques, avec l’avis des salariés qui sont les mieux placés, et les premiers confrontés aux risques. Il faut un vrai changement culturel dans les entreprises qui ne peuvent pas se cacher derrière la concurrence pour garder leurs « secrets » quand ces secrets peuvent avoir des conséquences graves.