D O S S I E R BUDGET La lettre des élus communistes et apparentés de Vénissieux N°39-Février 2017

, par  Michèle Picard , popularité : 37%

Faire le choix des services publics, c’est faire le choix d’une ville humaine, d’une ville de proximité, d’accompagnement des enfants, des aînés, des familles, des plus fragiles. C’est le choix de la culture, de l’éducation, de l’accès à la santé, du vivre-ensemble, de la sécurité aussi.

Ce choix, que je revendique ne plaît pas à l’opposition car il n’est pas dans l’air du temps qui voudrait faire croire aux Français que leurs difficultés économiques sont dues aux services publics et qui préfère mettre à mal les hôpitaux publics, la police nationale, l’éducation, tandis qu’il exonère de toute responsabilité le CAC 40, la finance, et l’indécence des dividendes.

Contrairement à ce que j’ai entendu, les agents de Vénissieux ne sont pas mieux lotis qu’ailleurs. Ils ne sont pas sur le terrain pour acheter la paix sociale, mais pour répondre à l’urgence sociale des habitants.

De nombreuses villes de droite se sont empressées de profiter de l’austérité pour supprimer des services dus à la population, en tapant sur la culture, en supprimant des postes d’ATSEM. C’est trop facile d’externaliser à tout bout de champ, de perdre la maitrise publique de compétences, de déposséder les habitants du développement de leur propre ville.

La maîtrise de nos dépenses de fonctionnement, est conditionnée par deux impératifs : ne pas mettre en oeuvre des services a minima pour la population, et ne pas détériorer les conditions de travail des agents. L’équilibre que nous recherchons, à Vénissieux, se traduit, par notre sens des priorités : création de 15 postes pour le groupe scolaire Flora-Tristan, ambition pour la réforme des rythmes scolaires, imposée par l’État, mais dont nous avons tenu à ce qu’elle soit de qualité, pour les enfants.

Nous présentons aux Vénissians des finances saines et équilibrées. Nos capacités d’investissement sont pérennisées avec un recours à l’emprunt raisonné et ce, malgré la chute de la dotation globale de fonctionnement de l’État, divisé par deux en 5 ans !
D’autres dotations sont gelées, des compensations fiscales ne cessent d’être minorées, des contrats pluriannuels non reconduits pour 1.3 million d’euros par an.

C’est à l’aune de cet étranglement des finances locales, qu’il faut lire notre plan d’économies, 2016-2019, de 11 millions d’euros. Je sais les efforts que cela représente, mais mon premier devoir est de dire la vérité aux Vénissians.

Nous avons peu de visibilité sur l’avenir des finances locales. Quel sera le montant du fonds de soutien à l’investissement 2017 ? Qu’en sera-t-il de la réforme de la dotation globale de fonctionnement ? Jusqu’à quand se poursuivront les politiques d’austérité, contre productives pour les habitants et l’économie de proximité ? Aucune réponse.

Notre budget 2017 s’est construit à partir de tous ces éléments mais n’a pas perdu pour autant, ses lignes de force et son cap : nos services publics comme ciment de notre ville, l’investissement comme gage de notre avenir, et l’intérêt général comme fondation de notre commune, première marche du pacte républicain qui est le nôtre.