Rentrée scolaire 2014/2015

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Une rentrée scolaire sous le signe de la nouveauté avec la mise en place des nouveaux rythmes, du nouveau mode d’inscription et de paiement pour la cantine et une nouvelle adjointe

Interview de Véronique Callut, adjointe à l’Education, l’enfance et la jeunesse

Combien d’enfants sont scolarisés cette année ?
- Nous avons 234 écoliers en plus cette année, c’est une progression de 2.77%, soit, au total 8 664 élèves. Ce qui a permis 5 ouvertures de classes en maternelle et 9 en élémentaire.
C’est le résultat du dynamisme démographique de Vénissieux. Les Vénissians aiment leur ville. Ils y restent, ils y reviennent. C’est une ville attractive grâce au métro et au tram mais aussi aux équipements culturels et sportifs nombreux dont bénéficient les habitants.

Où en est le nouveau mode de paiement de la cantine ?
- Le nouveaux mode de paiement et d’inscription par internet est lancé et il va prendre toute sa place. Le système des tickets était lourd à gérer et prenait trop de temps au sein des directions d’école. Le portail Famille, véritable avancée pour les écoles et les parents, est accessible sur internet mais aussi au rez-de-chaussée de la mairie pour les familles ne disposant pas de connexion.
Cette année, les inscriptions sont à peu près au même niveau que l’an dernier, 3 800 enfants sont inscrits. Le jour de la rentrée, 2 250 ont mangé à la cantine.

Les nouveaux rythmes sont en place, à présent, ça représente quel budget pour Vénissieux ?
- C’est simple : un peu plus d’un million d’€. L’aide de l’Etat n’est pas suffisante. C’est la commune qui met en place les moyens humains supplémentaires, avec 10 animateurs en plus des 18 déjà en poste, 12 emplois d’avenir pour renforcer l’équipe d’encadrement et le recrutement de 60 à 80 vacataires.
C’est un budget conséquent lorsqu’on sait que les dotations de l’Etat sont en baisse, avec à terme, 7 millions en moins pour Vénissieux.
L’Etat rabote les finances des communes, leur demande de réduire leurs dépenses de fonctionnement et leur met de nouvelles charges sur le dos. Les crédits versés par l’Education nationale ont baissés de 13 points depuis 2007. Sans parler des inégalités. Un rapport de la Cour des comptes montre que l’Etat dépense plus pour un petit Parisien que pour un élève de banlieue. C’est inacceptable.

De nombreuses communes sont en difficulté et organisent tant bien que mal ces nouveaux rythmes. Et à Vénissieux ?
- A Vénissieux, l’enfance reste le 1er poste du budget. C’est une volonté politique assumée car nous défendons l’école publique pour tous. Nous faisons tout pour que la rentrée se passe dans les meilleures conditions. Nous nous organisons au plus près des attentes des parents, des enseignants et des intervenants, toujours en tenant compte de l’intérêt de l’enfant.
La priorité, c’est de voir nos enfants grandir et s’épanouir. Ils ont tous droit à une scolarité de qualité. L’égalité doit rester un principe intouchable. Nous refusons l’abandon du service public de l’Education nationale.