SYNDICAT INTERCOMMUNAL POUR LES VACANCES ET LES LOISIRS La lettre des élus communistes et apparentés de Vénissieux N°39-Février 2017

, par  Michèle Picard , popularité : 44%

S’il fallait illustrer concrètement les conséquences néfastes des politiques d’austérité, la dissolution du Sival en serait le triste exemple.

Pour des raisons d’économies ou de choix politiques, les villes de Vaulx-en-Velin et Pierre-Bénite, nous ont fait savoir qu’ils souhaitaient se retirer, du syndicat intercommunal pour les vacances et les loisirs.
C’est le cas également de Givors, mais pour cause de restriction budgétaire.

Le budget annuel du syndicat, de 130 000 euros, serait donc resté à la seule charge des communes de Bron et Vénissieux, une situation intenable, à l’heure où la chute des dotations de l’État plombe les finances locales.

Créé à la fin des années 1970, pour permettre, aux habitants des villes membres, d’accéder à des activités de loisirs et de vacances, la dissolution du Sival montre combien l’ambition sociale et la solidarité, se sont essoufflées dans nos sociétés.

En 2015, 10 classes des écoles primaires des villes membres, sont venues s’initier à la pêche, et s’oxygéner dans un environnement naturel. Près de 30 000 personnes ont ainsi pris du bon temps, se sont accordé un moment de repos et de loisirs. C’est dommageable pour tous habitants, et enfants.

On peut y lire les effets de la centralisation des pouvoirs, qui fragilisent ou font disparaître, des structures de terrain et de proximité, comme les syndicats d’intercommunalité.

Ce sentiment de gâchis concerne également, les deux agents titulaires, dont les postes ont été supprimés, et qui ont reçu des propositions d’affection, à Givors et Vaulx-en-Velin.

Prenons garde à ce que les visions libérales, et strictement gestionnaires, ne viennent pas casser, au nom de l’austérité, des lieux et des espaces, dédiés au vivre ensemble et à la convivialité. Les conséquences sur le terrain sont visibles, et elles pénalisent, une nouvelle fois, les habitants.

Nous pouvons regretter que la métropole de Lyon n’ait pas répondu à la demande du syndicat de rechercher une solution d’agglomération. Les étangs d’Arendon font partie du réseau hydraulique du Rhône amont, en lien avec Miribel et le Grand large.