RÉGIE DE QUARTIER ARMSTRONG - Une volonté commune La lettre des élus communistes et apparentés de Vénissieux N°49- Novembre 2018

, par  Michèle Picard , popularité : 63%

Par son activité, par son utilité en matière d’insertion d’une centaine de personnes par an, par son rôle social, la Régie de Quartier Armstrong bénéficie du soutien entier de la Ville de Vénissieux.

A l’heure où la précarité, le chômage et la crise, frappent les populations les plus fragiles, dont de nombreux jeunes, nous devons trouver des solutions pérennes, pour sortir la Régie des difficultés financières qu’elle rencontre aujourd’hui. Nous n’allons pas nous le cacher : la structure financière de l’association a toujours été fragile, et les directions ont traversé des zones de turbulence. Sur ce dernier point, un nouveau bureau et un nouveau directeur ont été nommés, gage d’une nouvelle organisation et d’un nouvel élan.

Nous avons organisé une réunion avec l’ensemble de nos partenaires (DIRECCTE, la métropole, les bailleurs), pour faire le point sur la situation financière de la Régie. Le Tribunal de Grande Instance a accordé un sursis, signe positif, dans l’attente que la Régie, donne les garanties d’honorer ses dettes.

Pour permettre à la Régie de Quartier de poursuivre son activité, la Ville de Vénissieux propose d’apporter un soutien financier de 60 000€, via un prêt de trésorerie remboursable. Nous avons surtout convaincu tous nos partenaires, de soutenir la Régie. L’État s’y est engagé, la Métropole a apporté son soutien, tout comme les bailleurs et la coordination des régies de quartier.

Bref, il y a une volonté commune de sortir de l’ornière, mais également de poser les conditions de la réussite.

En France, la situation inquiétante des structures d’insertion par l’activité économique (IAE), en particulier les ateliers et chantiers d’insertion (ACI), est manifeste. Le désengagement fi nancier de certains partenaires, les nouvelles règles de financement du fonds social européen (FSE), qui le rendent pour beaucoup inaccessible, fragilisent des pans entiers de l’insertion, au détriment des territoires et des personnes en difficulté. On veut faire des régies uniquement des entreprises, sans prendre en compte leurs spécificités, notamment leur objectif de développement social, d’économie solidaire et de services. Les affaiblir, c’est affaiblir la cohésion sociale, et l’acquisition de compétences, pour ceux qui en ont le plus besoin.