Sival La lettre des élus communistes et apparentés de Vénissieux N°54- Novembre 2019

, par  Jean-Maurice Gautin , popularité : 48%

Dans les années 70, les villes de Vénissieux, Bron, Givors, Pierre Bénite et Vaulx-en-Velin s’unissaient pour ouvrir à leurs habitants un site de 42 Ha en pleine nature à Courtenay et Arandon, en Isère.

Le SiVal (Syndicat intercommunal pour les Vacances et les loisirs) était né. Le lieu est constitué de 3 étangs. Une réserve ornithologique autant qu’un de lieu de pêche. Les 5 communes lui allouaient un budget de 140 000€, la part de chacune calculée proportionnellement au nombre d’habitants, afin d’entretenir les étangs, les sentiers pédestres, les lieux de pique-nique ou de découvertes ornithologiques.

Outre les carpes communes, miroir ou amour, les esturgeons et autres espèces aquatiques, plusieurs espèces de volatiles sont présentes toute l’année : cygne tuberculé, foulque macroule, colvert, grèbe huppé ou castagneux ; au printemps et en automne le lieu sert aussi d’étape aux migrateurs tels que le héron cendré. Une moyenne de 20 à 22 000 visiteurs par an, un millier de pêcheurs ainsi que les différentes écoles des 5 villes : un vrai paradis.

Malheureusement, en 2014, les nouveaux maires de Vaulx-en-Velin et Pierre-Bénite, suite aux restrictions budgétaires imposées par le gouvernement Hollande, font connaitre leur souhait de se retirer, rejoints par Givors. Le destin du SiVal était celé, Bron et Vénissieux ne pouvant pas assurer seules le financement. La décision de dissolution fut prise.

Je ne connais pas le devenir du site, mais je veux vous faire part de mon désarroi. Avoir fait vivre un site aussi important, aussi beau, pendant des années et devoir le laisser fût vraiment un crève-cœur. Ainsi va la vie.