Populisme : quand l’UMP remplace l’extrême droite

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Extrait de la déclaration de Pierre-Alain Millet, président de la Sacoviv

Christophe Girard a tombé le masque lors du dernier Conseil municipal.
On connaît son origine qui flirte avec l’extrême droite, parachuté à Vénissieux en 2007 par le MPF, parti du vicomte de Villiers. On comprend alors les objectifs de cette droite arrogante.
Champion du double langage, C. Girard ne parle jamais de politique nationale, son discours de façade est lisse mais il se lâche dans son blog, digne de Minute et participe à la droite décomplexée de Sarkozy au niveau lyonnais.
En conseil de quartier, on a pu constaté les méthodes de voyous de ses soutiens pour empêcher le débat public, jusqu’à dénoncer des habitants qui participaient aux discussions démocratiques avec les élus.
On sait, désormais, qu’il est capable de livrer en pâture sur la place publique le dossier d’une personne en la nommant.
Il surfe sur les souffrances populaires pour diviser et opposer les Vénissians, sans s’interroger sur l’intérêt de la personne concernée, sans respecter la confidentialité d’une situation difficile, liée à la situation parfois dramatique des incivilités et des violences subies par ces agents de première ligne dans la crise sociale, que sont les gardiens.
Si cette situation mérite d’être défendue, cela suppose de dire la vérité, et de chercher une solution dans le respect du droit, de la personne, de ses collègues et de la société.
Un syndicaliste aurait accompagné la personne auprès de sa direction pour comprendre la situation précise, auprès de services juridiques, de l’inspection du travail et des services de sécurité sociale pour vérifier ses droits. Un militant, même avec une toute petite expérience, aurait eu un réflexe : profiter de l’arrivée d’un nouveau directeur pour lui demander de reprendre en main ce dossier, et tenter de faire bouger les choses. Rien de tout ça pour Mr Girard.
La seule chose qui intéresse Mr Girard, c’est sa déclaration « politique ». Il l’a dit dans sa longue intervention au conseil municipal, « certains me demandent pourquoi je dépense tant d’énergie pour faire tomber la majorité communiste ». Tout est dit. Sa question orale n’est qu’une arme de plus pour tenter de déstabiliser la Ville.
Mais revenons au fond : la situation est difficile pour les agents de la Sacoviv dans certains quartiers. Des décisions de renfort ont été prises par Didier Laurent avant l’été 2014.
Un plan de long terme est discuté pour la professionnalisation, la revalorisation des métiers de la proximité, du quotidien, et pour construire un plan de qualification des agents concernés. Ce sera un des chantiers du nouveau directeur en 2015.
Mais les questions matérielles ne suffisent pas à tout résoudre. En 2014, un travail patient et tenace a été conduit par Didier Laurent pour solder les dossiers issus de la crise de direction précédente et restaurer une ambiance de travail plus solidaire dans la Sacoviv.
Les résultats sont positifs. La journée de travail interne du 11 décembre avec l’ensemble des salariés a permis de partager les informations et d’échanger sur ce qu’ils vivent au quotidien sur un thème important, la relation avec les locataires, pour l’accueil, la gestion des réclamations et la propreté.
Bref, le président de la Sacoviv est sur le terrain avec les locataires et les agents. La direction de la Sacoviv est en place et fait avancer les dossiers. Elle suit attentivement les situations d’agents de proximité en difficulté. Et la société toute entière reprend confiance en sa capacité d’action et de développement.
C’est toute la vérité que l’UMP Girard veut absolument faire disparaître derrière ses discours populistes.
Les Vénissians ne le laisseront pas faire !