PACTE DE COHÉRENCE MÉTROPOLITAIN La lettre des élus communistes et apparentés de Vénissieux N°43-Octobre 2017

, par  Marie-Christine Burricand , popularité : 23%

Le pacte de cohérence métropolitain est un contrat d’objectif entre la Ville et la Métropole. Nous avons travaillé à ce que la collaboration entre nos deux collectivités soit réellement utile aux Vénissians. Notre démarche est attentive à l’information et à la transparence pour les habitants.

En décembre 2015, notre groupe communiste, républicain et parti de gauche avait voté contre le pacte en conseil de métropole face à l’intransigeance du président Collomb, devenu depuis Ministre de l’intérieur, qui refusa systématiquement nos nombreux amendements. Nous voulions que soient reconnus et écrits dans le pacte le rôle des conseils municipaux comme votant obligatoirement sur tous les grands dossiers métropolitains. Cette bataille a eu des effets positifs, notamment dans le dossier des compétences articulées : dix propositions et deux expérimentations sur lesquelles nous avons travaillé.

Nous menons le débat politique aussi loin que possible et nous ne voyons pas la Métropole comme une aubaine pour se débarrasser de compétences complexes et difficiles à assumer dans ces temps d’austérité extrême. Nous sommes garants de l’intérêt général et nous voulons saisir, imaginer, construire avec la Métropole, la Région ou l’État, tout ce qui est possible, pour tirer la ville vers le haut. Nous nous engageons pour que Vénissieux soient respectée, ait les moyens de tenir son rôle de troisième ville de la Métropole, pour que les réponses aux besoins des habitants progressent, pour que les inégalités sociales reculent en faisant plus et mieux là où la vie est le plus difficile.

La situation politique appelle à une réflexion plus large : peut-il y avoir un pacte métropolitain allant dans le sens du progrès quand le pacte républicain et social est mis à mal. Et si le principal adversaire du pacte métropolitain était finalement le gouvernement Macron ?

Le pacte social est au bord de l’explosion avec la loi travail XXL, les déclarations méprisantes d’un président qui traite son peuple de fainéant, la baisse des APL.

Quel avenir du logement social ? Quel service public avec une baisse de 13 milliard d’euros des dotations aux collectivités locales, la suppression de la taxe d’habitation qui se traduira par une baisse des services rendus à la population. 46,5 millions d’euros seront pris sur le budget Politique de la Ville. Sans compter la menace de sanctionner les collectivités qui n’appliqueraient pas les principes d’austérité du gouvernement en baissant encore leurs dotations, les mettant ainsi sous tutelle.

Ce gouvernement est bien celui des riches, celui de la dictature de l’Union européenne et du capital. Il prend aux couches populaires et multiplie les cadeaux aux détenteurs des capitaux. Nous appelons à la résistance et à la mobilisation. La commune, socle historique de l’exercice de la citoyenneté est un point d’appui important pour que les populations agissent ensemble et ne se laissent pas spolier de leurs acquis populaires et démocratiques.