ÉGALITÉ HOMME - FEMME La lettre des élus communistes et apparentés de Vénissieux N°50- Janvier 2019

, par  Yolande Peytavin , popularité : 47%

La Ville de Vénissieux s’engage fortement et durablement pour l’égalité entre les hommes et les femmes à l’heure où la violence à l’égard des femmes est une des violations des droits de l’homme les plus répandues.

Selon l’Organisation mondiale de la santé, 1 femme sur 2, tuée dans le monde, a été assassinée par son partenaire ou sa famille. En France, une femme meurt tous les 3 jours sous les coups de son compagnon.

Cette violence est aussi une des moins signalées car les victimes n’osent pas se faire connaître. Pourtant la loi les protège et impose la question de l’égalité. Il reste encore beaucoup à faire. Les plans interministériels de lutte contre les violences faites aux femmes ne sont jamais suivis de moyens à la hauteur des enjeux. Macron a déclaré « l’égalité entre les femmes et les hommes » grande cause de son quinquennat, pourtant, il supprime le Ministère dédié. Le Haut Conseil à l’Égalité dénonce un budget très largement insuffisant pour lutter contre ces violences. En matière d’hébergement d’urgence, l’État ne joue pas son rôle de protecteur des victimes, seules 5000 places existent alors qu’il en faudrait 16000. Un peu partout, les communes et les associations compensent le manque d’engagement de l’État, en finançant les mises à l’abri.

A Vénissieux, nous avons fait le choix de mettre à disposition des femmes victimes de violence et de leurs enfants un logement, et de leur proposer un accompagnement social, en lien avec notre partenaire, l’association VIFFIL, et l’intervenante sociale du commissariat.

Lentement, une prise de conscience, de la société dans son ensemble, sur l’ampleur de ces violences, émerge.

Malheureusement, de nouvelles formes se développent avec le cyber harcèlement. Loin de ne concerner que les adolescentes, ces pratiques attaquent toutes les femmes, notamment dans la sphère publique. Il est déjà difficile pour une femme, de trouver sa place en politique. Seuls 16% des Maires sont des femmes et elles ne sont que 10 à diriger un département.

Or, si les hommes et les femmes politiques sont également attaqués sur les réseaux sociaux, les femmes le sont souvent en raison de leur genre plus que de leur appartenance politique. Critiques liées au physique, au style vestimentaire, à l’âge, à la maternité…rien n’est épargné aux femmes qui font preuve d’engagement.

La politique, et les femmes engagées en politique, méritent mieux que ça. Ces propos nauséabonds, sous couvert de blogs ou de pages Facebook prétendant ouvrir un débat d’idées, témoignent de la lâcheté de leurs auteurs. Ils démontrent, s’il en était encore besoin, le courage et la persévérance dont font preuve les femmes engagées et élues, malgré les attaques dont elles font l’objet, malgré les barrières qu’il reste à faire tomber.

Les femmes ont toute leur place sur la scène politique, et malgré ces comportements indignes du débat public, il faut qu’elles soient de plus en plus nombreuses à s’engager et à faire entendre leur voix.