UNE RENTRÉE SOUS LE SIGNE DE LA DÉMOCRATIE ET DE L’ÉDUCATION POPULAIRE La lettre des élus communistes et apparentés de Vénissieux N°48- Octobre 2018

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Notre majorité municipale refuse une « démocratie délégataire » qui délègue toujours plus loin des citoyens. L’association de deux mots est d’ailleurs un contresens, une maladie de la démocratie qui s’amplifie avec la métropolisation et la recentralisation en cours.

Contre cette démocratie déformée, nous avons choisi la démocratie participative et l’éducation populaire. Pour nous, ces deux notions sont indissociables car l’éducation populaire est le véritable moyen d’apporter la connaissance au plus grand nombre et donc le pouvoir de décider aux citoyens.

Sur la question des rythmes scolaires, nos détracteurs nous ont beaucoup attaqué. Pour eux, nous n’allions pas assez vite dans une consultation qu’ils imaginaient minimaliste, sans réflexion collective, sans intérêt général. Pour eux, cette question pourtant importante et globale des rythmes de l’enfant, pouvait être bâclée du moment qu’ils tenaient un os à ronger, un moyen d’alimenter les polémiques et de hurler avec les loups. Pour nous, pas de consultation sans réflexion collective et pas de réflexion collective sans éléments de connaissance du sujet.

Faire croire à la population que la question de rythmes scolaires se résume à « pour ou contre l’école le mercredi matin » est irresponsable. Bien d’autres paramètres sont à prendre en compte et pour décider, il faut avoir les tenants et les aboutissants.

Nous avons tenu bon dans notre détermination à faire les choses correctement et dans le bon ordre. D’abord un diagnostic, une évaluation citoyenne, une concertation auprès des parents d’élèves, des enfants et des enseignants. Grâce à ce travail, la co-construction de deux sénarios avec évaluation des implications budgétaires (parce qu’être responsable c’est aussi réfléchir à la questions des budgets). Puis le vote en phase finale d’une concertation qui donne le pouvoir aux parents de décider mais leur donne aussi la pleine connaissance de leur décision.

Voilà notre vision de la politique : éducation populaire et démocratie participative car le pouvoir de comprendre, c’est le pouvoir de décider.

Les assemblées générales des conseils de quartier qui vont bientôt débuter participent de la même philosophie. Ce sont des lieux ouverts où chacun peut venir porter sa pierre à l’édifice. Nos conseils de quartiers sont des espaces de réflexion collective loin du clientélisme bien plus facile à animer et que nous laissons à notre opposition municipale.

La réunion publique « point d’étape mi-mandat » est la parfaite démonstration de la différence entre polémique à usage politicien et éducation populaire pour la démocratie. Nos opposants avaient espéré saboter cette réunion en mobilisant quelques mécontents chargés de perturber les débats par la polémique. L’histoire leur aura donné tort car en réalité, ce sont les habitants eux même qui ont élevé le débat en cherchant, avec les élus, les réponses aux problèmes de propreté, sécurité, éducation, etc.