Pacte d’insertion La lettre des élus communistes et apparentés de Vénissieux N°54- Novembre 2019

, par  Serge.truscello , popularité : 20%

Nous savons que pour ouvrir grandement les portes de l’emploi il faut commencer par changer les règles économiques et sociales. La concurrence, la compétitivité, la flexibilité, la diminution des coûts salariaux, l’allongement du temps de travail et l’augmentation des marges des entreprises ne font qu’accroître le chômage et la précarité.

La Métropole est responsable de la politique d’insertion et de retour à l’emploi des personnes en difficulté sur son territoire. L’éloignement au niveau métropolitain de cette politique ne doit pas avoir comme conséquence une perte de proximité et ne peut vivre que si on lui en donne les moyens. C’est pourquoi nous resterons vigilants à la répartition des fonds européens qui financent cette politique et notamment qu’ils irriguent les territoires où les populations en ont le plus besoin.
La Ville participera à la gouvernance du PIT’e (pacte local d’insertion pour l’emploi) en portant les enjeux que nous portions au travers du PLIE. Nous devons répondre à ceux qui ont été en échec scolaire, sans formation, à ceux qui subissent le chômage.

Il y a besoin de renforcer le rôle et les moyens des acteurs qui agissent sur le terrain. Mais la mise en concurrence de la formation professionnelle, comme son passage sous la responsabilité des Régions (entraînant une baisse des subventions), ont mis en difficulté des organismes de formation comme le CERTA ouvert aux publics les plus en difficultés, ou encore l’AFPA dont le savoir-faire dans le domaine pédagogique est reconnu. En 2017, les deux tiers des chômeurs ayant effectué un stage à l’AFPA ont décroché un emploi dans les 6 mois qui ont suivi leur formation. Des inquiétudes pèsent aussi sur les moyens des Missions Locales dont l’État et la Région ont baissé et conditionné le financement.

Le rôle de Pôle emploi, nécessiterait d’être renforcé pour aider véritablement les personnes en recherche d’emploi, en ouvrant de nouveau des permanences pour accueillir ceux qui subissent la fracture numérique plutôt que renforcer les moyens consacrés à la radiation pour afficher de bons chiffres de diminution du chômage.

Enfin, quand la Métropole porte sur le terrain de Bosch, à Vénissieux, le projet USIN, tourné vers les nouvelles technologies, une vitrine du savoir-faire industriel, on peut s’interroger sur les débouchés pour les jeunes et moins jeunes en difficulté sur notre ville. Il faudra à la fois un réel développement de la production pour retrouver les 1000 emplois perdus du site, et des dispositifs de formation à la hauteur du défi de reconstruire les savoir- faire industriels nécessaires, et qui sont les vrais leviers de l’insertion.