Permettez-nous, madame Bruyère, de rappeler quelques vérités et d’élever le débat.
L’augmentation de l’absentéisme est aujourd’hui constatée dans tous les secteurs d’activité, privé et public, et dans toutes les communes. Selon l’Observatoire de l’absentéisme du secteur public, le taux d’absentéisme a atteint 6,1 % en 2024 dans la fonction publique territoriale, en hausse par rapport à 2023, avec une progression marquée des arrêts longs. Dans le même temps, la Caisse nationale d’assurance maladie souligne une augmentation de 30 % des arrêts de travail entre 2019 et 2024, un phénomène qui touche l’ensemble des branches professionnelles et reflète une dégradation globale du monde du travail et de la santé au travail.
Les réformes Macron ont non seulement repoussé l’âge de départ à la retraite, mais aussi augmenté le temps de travail des fonctionnaires sans compensation financière.
Ces réformes ont stigmatisé les agents publics, présentés comme des privilégiés, alors qu’ils subissent une charge de travail croissante, directement imputable aux contraintes budgétaires imposées aux communes par le gouvernement.
À cela s’ajoute le gel des salaires dans la fonction publique, qui a encore alourdi le sentiment d’injustice et de dévalorisation des métiers publics, sans tenir compte de l’inflation ni de l’évolution des coûts de la vie.
Cette politique a contribué à dégrader encore davantage le climat social et la santé des travailleurs.
Nous dénonçons fermement les mesures restrictives du PLFSS 2026 – comme le renforcement des contrôles médicaux ou le gel des pensions –, qui ne font qu’accentuer la pression sur les salariés, sans répondre aux vrais besoins : l’amélioration des conditions de travail, l’embauche massive dans les services publics, et une protection sociale renforcée.
Madame Bruyère et son groupe politique de droite, qui votent toutes les réformes antisociales et maltraitent le monde du travail, sont les vrais responsables de l’absentéisme.
Nous combattons cette droite au niveau local comme au niveau national. Nous luttons pour l’abrogation de la réforme des retraites, le retour à un âge légal de départ à 60 ans, avec des dispositifs pour la pénibilité.
La réponse à l’absentéisme ne peut passer par la répression ou la stigmatisation, mais par la justice sociale et la reconnaissance du travail réel.