Voeu contre la baisse des dotations Le conseil municipal de Vénissieux du 19/05/2014 demande au gouvernement de reconsidérer sa décision de baisser les dotations aux collectivités locales.

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A Vénissieux, la dotation forfaitaire a été réduite de 843 898€ en 2014. Au total depuis 2008, c’est une perte de 1,3M€ par an, alors que l’inflation cumulée (15% pour le panier du maire) aurait du conduire à augmenter cette dotation de 1,5M€.

Jusqu’en 2013, la Dotation de Solidarité Urbaine qui devait s’ajouter compte-tenu de la situation sociale de la ville, venait en fait compenser cette perte. Mais ce n’est plus le cas en 2014 et ce sera encore pire avec le nouveau plan d’économies et ses 11 milliards de baisse de dotations, qui représentent une perte pour Vénissieux de l’ordre de 1.5 million par an.

Faites le compte, la perte de pouvoir d’achat des dotations de l’état à la ville est un véritable choc de restructuration, d’austérité. Alors que les villes populaires comme Vénissieux se battent au jour le jour contre les inégalités, le gouvernement réduit leurs recettes tout en leur imposant des charges supplémentaires, comme le financement de la réforme des rythmes scolaires.

Pourtant, moins de ressources pour les villes, c’est moins de justice sociale, moins de service public, donc moins de service rendu aux familles, au 3ème âge, au handicap, moins de crèches, moins d’investissement pour les écoles...

Alors que les communes assurent 71% des investissements publics, créant des milliers d’emplois dans le privé, le gouvernement les considère comme une charge à réduire avec cette nouvelle phase de la réforme territoriale dont le seul mot d’ordre semble être « toujours moins » de service public. Ces plans fragilisent l’activité économique et détruisent donc de l’emploi, notamment local. Les 15M€ d’investissements de Vénissieux représentent des centaines d’emplois dans les entreprises.

- Nous refusons que le budget de notre Ville soit rogné pour financer la spéculation sur les monnaies, le soutien aux banques et aux multinationales, une politique militariste.
- Nous refusons de faire payer à nos habitants ces coupes budgétaires, qu’ils n’ont pas à supporter, ni par l’impôt, ni par le manque d’investissements.
- Nous refusons de voir nos services publics amoindris au moment où les besoins de notre population sont de plus en plus criants.

Nos habitants sont attachés au choix de notre ville d’assurer le service public nécessaire contre les inégalités aggravées par l’austérité. A Vénissieux ils l’ont clairement exprimés pour tenir le cap à gauche.. Vous devez les entendre.