La droite vénissiane à visage découvert

, par  Serge.truscello , popularité : 19%

Sans doute le résultat des élections régionales de la veille a fait tomber les dernières barrières empêchant jusque là M. Girard, chef de file de la droite vénissiane, de se montrer sous son vrai jour. Bien que le masque soit déjà tombé en grande partie lors des élections municipales.

Au dernier Conseil Municipal lors de plusieurs délibérations il est intervenu, tenant des propos que le FN ne renierait pas.

Intervenant sur la laïcité, il en profite pour dénoncer les commémorations, qui sur la ville selon lui, divisent et appellent les français à la « repentance », faisant ainsi implicitement référence aux commémorations concernant la guerre d’Algérie et rejoignant ceux qui à droite et à l’extrême droite se sont emparés de cette question pour refuser toute forme de reconnaissance de la responsabilité de la France comme pays au passé colonialiste.

Lors d’une délibération sur l’OMS (Office Municipal du Sport), il propose ni plus ni moins que la suppression de cet office de façon à faire des économies. On voit sa conception du rôle d’une municipalité et des services publics. Supprimer l’OMS ce serait supprimer un outil de mise en cohérence du mouvement sportif sur la ville, uun lieu de débat de la politique de la ville en matière sportive. Ce qui gêne M. Girard ce sont toutes ses structures dont le rôle est de créer et de faire vivre du lien, du vivre ensemble. Créer du collectif pour combattre l’individualisme.

Enfin l’abject a été atteint lorsqu’il est intervenu lors de la délibération destinée à donner le nom de Guy Fischer (décédé il y a un an) à une rue nouvellement créée avec la construction de la nouvelle école du centre Flora Tristan. Donner le nom de Guy Fischer à cette rue a tout son sens : instituteur sur la ville, habitant du quartier, élu municipal pendant près de 20 ans, conseiller général, sénateur, vice-président du Sénat, aimé et apprécié par la population.
Tout son sens, sauf pour la droite et le FN.

M. Girard, après avoir fait parler les morts en nous citant un échange qu’il aurait eu avec Guy Fischer, affirme qu’il y a déjà trop de rues à Vénissieux portant le nom d’un communiste (et oui 80 ans ça laisse des traces) et déverse ensuite toute la haine qu’il a des communistes. Mais ne nous y trompons pas au travers de ceux-ci c’est toute la haine qu’il a des gens véritablement de gauche, progressistes qu’il a exprimé. C’est toute la haine d’une société bâtie à la sortie de la guerre sur le programme du Conseil National de la Résistance.

En pensant salir la mémoire de Guy Fischer, M. Girard lui a en fait rendu indirectement hommage.