Invitation au rassemblement "refus de la misère" Intervention de Jean-Maurice GAUTIN

, par  Assumpta , popularité : 41%

Rassemblement à l’initiative de la section du PCF de Vénissieux.

Intervention de Jean-Maurice GAUTIN
CM du mardi 16 décembre 2008
Groupe Communiste et Apparenté

Monsieur le maire, mesdames- messieurs les élus municipaux, citoyens de Vénissieux.

Le groupe communiste et apparenté de la majorité municipale vous invite à vous joindre, le mercredi 17 décembre à 17h, place Léon Sublet, à l’initiative de la section PCF de Vénissieux, pour dire haut et fort « non à la misère »

En effet, les fêtes de fin d’année arrivent, mais elles ne seront pas gaies pour tous. Peugeot instaure le chômage partiel à Montbéliard, Arselor métal supprime des emplois, les intérimaires sont renvoyés. Le patronat se sert de la crise pour restructurer, s’attaquer au temps de travail et baisser les salaires.
Malgré les milliards de bénéfices réalisés, reversés pour la plupart sous forme de dividendes aux actionnaires, à Vénissieux Bosch, Rexroth, Métal dyne, Renault trucks mettent leur personnel au chômage technique ou en congé focré.

Sarkozy c’était présenté comme le président du pouvoir d’achat. Mais en fait c’est du sien dont il parlait. Après son énorme augmentation, celle du budget de l’Élysée a suivi(33%). Puis ce fut le paquet fiscal( 15 milliards d’euros), 360 milliards pour les banques. Il prévoit encore plusieurs milliards pour les patrons, alors que les caisses étaient vides selon François Fillon, mais surtout rien pour les travailleurs !

Pour nous, nouvelles propositions :
- 1000 euros pour changer de voiture neuve quand avec un SMIC on n’arrive pas à entretenir un véhicule de 10 ans, c’est à peine le prix d’un bon vélo !
- le RSA et la prime de 200 euros annoncée qui supprime la prime pour l’emploi de 1000 euros sur les impôts
- Alors que la demande est de 120 à 150 milles logements sociaux par an, on en prévoit 70 000 maximums par an et 30 000 pour sauver la mise des promoteurs immobiliers et spéculateurs fonciers.
Pour la sécu, le chômage, les écoles, les villes, il n’y a pas de sous ! L’état serait en faillite toujours selon Fr. Fillon, et soudain, pour les banques et les spéculateurs, on en trouve ! Où ? Mais dans le porte-monnaie des ménages, de l’ouvrier qui lui se lève tous les jours à 4h00 pour aller travailler, pas comme un certain couple, une fois de temps en temps, pour prendre un casse-croûte devant les caméras de télé.

Devant l’aggravation du chômage qui, automatiquement entraînera la montée de la pauvreté, de la misère, devant cette injustice financière qui sanctionne les plus vulnérables et protège les nantis, soyez nombreux à venir, que ce coup de gueule résonne dans tout le pays et aille jusqu’à Paris.

Si pour certains, les cadeaux de Noël ont déjà été ouverts, pour d’autres, le pied du sapin et le frigo resteront vident. Un menu spécial fête leur sera proposé par le grand chef Sarkozy aidé de son marmiton Fillon :
En entrée, impôts salés, libertés grillées
Plats chauds : assiettes de promesses soufflées, petits salaires accompagnés de sa salade de baratin
Puis plateau de chômage
Dessert : flambée de prix, gelée de crédits.
Le tout arrosé d’un château Sarko 2007( un cru léger qui manque d’oreille)

Après le scandale des subprimes qui a mis dans la rue 4 millions de familles aux Etats Unis alors que les banques qui étaient responsables s’en sortaient blanches comme neige, et renflouées par le contribuable américain, alors qu’il aurait fallu simplement leur dire « vous avez joué, vous avez perdu, mais les gens gardent leurs biens », après les émeutes de la faim dans de nombreux pays du tiers-monde, suite aux augmentations phénoménales du prix des produits alimentaires de base( riz, farine), aujourd’hui encore le nouveau scandale BERNARD MADOFF(perte pour BNP-Paris Bas estimée à 350 millions d’euros et pour la caisse d’Epargne et sa filiale Natixis, perte de 1,2 milliard d’euros), la crise nous touche de plein fouet. De la même manière que son copain BUSH vient de prendre deux chaussures à la tête en IRAK, par notre action du mercredi 17 décembre, mettons une grande gifle à la politique capitaliste effrénée et dévastatrice de Sarkozy

Je finirai en disant tout simplement « debout les hordes de la faim », car aujourd’hui « on n’a plus le droit ni d’avoir froid, ni d’avoir faim »plus nous seront, plus notre colère s’entendra loin.

Je vous remercie de votre attention.