Aide aux sinistrés du Chili Intervention de Véronique Forestier

, par  Henri Thivillier , popularité : 41%

CONSEIL MUNICIPAL 29 MARS 2010-03-29
Intervention du groupe Communistes et Apparentés

Rapport n°1 aide aux sinistrés du Chili

Madame le Maire, chers collègues

Le 27 février 2010, à 12 jours de l’investiture du nouveau président de droite Sebastian Piñera, riche entrepreneur et milliardaire, un séisme de magnitude 8,8 sur l’échelle de Richter a frappé le centre et le sud du Chili.
Un million et demi d’édifices ont été détruits, des ponts et des autoroutes se sont effondrés.
Le gouvernement a reconnu avoir commis une erreur en n’ayant pas assez anticipé le risque d’un tsunami. Le tremblement de terre a été suivi d’un déferlement de vagues géantes sur toute la côte, de l’élégante station balnéaire de Vina del Mar jusqu’à Puerto Montt, semant la terreur dans les petits ports où des bateaux de pêcheurs ont été projetés dans les rues.
Le viaduc sur le fleuve Biobio a été coupé en morceaux. Des pillages ont eu lieu dans des supermarchés : "Ce n’est pas du vol, c’est le désespoir. Nous n’avons plus rien à manger ni à boire", hurlait une femme hébétée devant les caméras. La police a utilisé des canons à eau et des gaz lacrymogènes pour disperser une centaine de pilleurs.
L’état d’exception de catastrophe a été déclaré dans les deux régions les plus touchées, celles de Maule et de Biobio, dans le sud et le centre du pays. Cette mesure, qui implique la suspension de libertés constitutionnelles, restera en vigueur pendant trente jours "afin de garantir l’ordre public et d’accélérer la distribution de l’aide". Un couvre-feu a été décrété dans plusieurs communes, dont Concepcion, la deuxième ville du pays (500 km au sud de Santiago), la plus sinistrée..
Le groupe communistes et apparentés soutient cette initiative de solidarité envers les populations chiliennes, qui subissent un profond désastre de plus, après les répressions de Pinochet, après le vol qualifié perpétré par les latifundistes et les grandes multinationales des terres communautaires traditionnelles, qui vient s’ajouter à leurs dures conditions d’inégalité, de pauvreté et de manque de protection sociale .

Je vous remercie
Véronique Forestier
groupe des élus communistes et apparentés de Vénissieux