Où mettre ce qui ne va pas dans les poubelles ? Visite du 21 Mai 2010

, par  Pierre-Alain Millet , popularité : 41%

Cette semaine, la visite portait sur la déchetterie communautaire rue Jean Moulin. Evidemment, je connais bien cette déchetterie aussi comme voisin, et je sais que la situation s’est plutôt amélioré du point de vue des dépots sauvages à l’entrée.

Cependant, on apprend toujours à regarder sur le terrain, et le hasard a voulu que le responsable de la déchetterie du Grand Lyon soit justement présent au même moment dans le cadre de ses visites de contrôle...

La discusssion a permis de rappeler les difficutlés anciennes mais aussi les efforts faits, et le projet d’extension et de gardiennage, ainsi que les problèmes permanents liés à ceux que les agents de la déchetterie appellent les "récupérateurs", qui viennent prendre dans la déchetterie ce qu’on retrouve ensuite dans les marchés parralèles ou... les vide-greniers !

Globalement, tout le monde estime que la déchetterie est mieux gérée depuis 2 ou 3 ans. Des problèmes existent comme le montre des courriers récents d’habitants, ou les discussions sur les règles qui considèrent les véhicules utilitaires, comme des professionnels. Mais au total, les volumes apportés et triés augmentent, les activités complémentaires pour les produits dangereux, l’électronique ou l’électroménager augmentent aussi.

C’est le cas des tubes néons..

des radios...

des produits dangereux

et des peintures...

Et le nombre de dépot sauvages à l’entrée diminuent. Le responsable du Grand Lyon était surpris d’apprendre que la ville avait utilisé la vidéo surveillance et écrit à plus de 100 contrevenants en transmettant une plainte au procureur. Cela a pris du temps, mais le fait est que les dépots ont fortement diminués, même si cela arrive encore bien sûr. L’extension des horaires a bien sûr aussi contribué

Reste que chaque jour, des "récupérateurs" viennent à la déchetterie pour prendre ce qui est revendable... Le Grand Lyon estime qu’il est trop diffcile de fermer complètement le lieu tant qu’il n’y a pas de gardiennage permanent. Résultat, la cloture est ouverte et pour l’instant, pas de réparations !

J’ai demandé à ce que le Grand Lyon consolide et je vais proposer une rencontre sur ce sujet avec tous les acteurs concernés. Car la vidéosurveillance sur la rue devrait permettre d’identifier une entrée sur la déchetterie et donc demander une intervention de police.. les récupérateurs sont connus visiblement... C’est un problème de société qui ne peut avoir qu’une réponse technique. Des familles entières vivent de la récupération, le plus souvent dans une situation de concurrence forte, parfois violente... Et la demande croissante de vide-grenier montre qu’il y a aussi une demande sociale liée à la pauvreté. Comment faire respecter des règles de tranquillité et de propreté dans ce contexte ? Comment donner plus de places à la solidarité dans le recyclage qu’au marché ? Je vais proposer une rencontre sur ce sujet à organiser avec le conseil citoyen du développement humain durable, peut-être aussi avec la commission de lutte contre la grande pauvreté ?

Enfin, cette rencontre a permis d’évoquer le vide grenier qui s’est tenu pour la première fois sur le parking devant la déchetterie. Réussite évoquée dans un précédent article
mais que les agents de la déchetterie ont vécu comme problématique pour la circulation (ils sont inquiets de savoir si cela s’était passé le samedi), et il reste qu’ils ont consaté des dépots le lundi matin..

Bien sûr, il y a certainement des dépots dans la soirée ou la nuit, mais sans doute y avait-il un point avec des cartons issus du vide-grenier. En tout cas, c’était leur sentiment en regardant le contenu des cartons..

A prendre en compte dans le bilan qui sera fait du nouveau règlement des vide-greniers