Restauration collective La lettre des élus communistes et apparentés de Vénissieux N°56- février 2020

, par  Nacer Khamla , popularité : 94%

Nous affirmons notre choix du service public au bénéfice des familles, de leurs enfants.

5 960 enfants fréquentent la restauration, plus d’un enfant sur trois. Ce chiffre augmente, tout comme les effectifs scolaires mais aussi par l’effet des difficultés qui touchent tant de familles. Nourrir correctement un ou plusieurs enfants devient difficile. De 1€ à 3,5€, nos tarifs font partie des moins élevés de l’agglomération lyonnaise. Quand un accident de la vie rend impossible de payer la cantine, aucun enfant n’est laissé en dehors. Le tarif basique est aussi le plus bas de l’agglomération, pour tous les Vénissians.

La cantine, c’est au moins un repas équilibré par jour, c’est aussi le vivre ensemble, un choix que nous défendons avec notre cuisine centrale, et les investissements dans les écoles. Nous avons franchi un cap, en développant notre capacité de production et de diversification alimentaire. Nous proposons des menus végétariens, la découverte d’autres modes d’alimentation, d’autres saveurs. La cantine est un moment pédagogique, un apprentissage, une occasion de découvrir et comprendre les différences, dans le respect de chacun.

Notre restauration scolaire relève le défi d’une ville toujours plus respectueuse des habitants et de l’environnement. Nous travaillons pour nous approvisionner en circuits courts. C’est un enjeu d’agglomération car l’offre bio locale est insuffisante et les cuisines publiques se retrouvent en concurrence, ce qui pousse les prix à la hausse. C’est un enjeu de société, développer l’agriculture péri-urbaine et urbaine, renforcer des politiques publiques pour accompagner les agriculteurs dans l’évolution de leurs pratiques au service de l’environnement et de la santé.

Le repas collectif est aussi un moment pour apprendre. Les actions conduites ces dernières années ont permis de diviser par deux le gaspillage alimentaire et de mettre en place des dons aux associations. Il nous faut poursuivre et traiter la question des emballages plastiques que la loi prévoit de supprimer avant 2025. Les solutions existantes représentent un doublement du coût, c’est ce qui a conduit la ville de Grenoble, souvent citée en exemple, à ne pas mettre au vote son projet de remplacement par des plats en inox. Nous savons que les freins sont multiples, techniques, budgétaires. Il y a aussi des freins liés aux habitudes individuelles et collectives. Nous devons associer tous les acteurs, enseignants, personnels, enfants, parents pour avancer.

Les enjeux sociaux, de santé et environnementaux sont fortement connectés. Nous les envisageons de front, dans toutes les dimensions de notre action publique, quand d’autres raisonnent uniquement sur les coûts et font le choix du libéralisme, vendent le service public au privé avec dégradation du service rendu.

Notre service public de restauration collective de très haute qualité avec des tarifs parmi les moins élevés de l’agglomération est un choix politique fort, un investissement pour la population. Les Vénissians peuvent compter sur nous pour le défendre et le faire progresser.