Dans les locaux du Point Accueil Écoute Jeunes, mis en place en 2009, sont accueillis sans condition, de façon anonyme et confidentielle, des jeunes de 12 à 25 ans. Des psychologues et des éducateurs spécialisés sont à leur écoute et développent tout un travail d’accompagnement et de prévention. Le mal-être peut être lié à une souffrance psychique, à des rapports parents-enfants ou avec des proches compliqués, à des conduites à risque, à des dépendances, pas simplement à l’alcool ou aux drogues, mais aux écrans. Il s’agit alors de trouver la bonne orientation pour, le cas échéant, une prise en charge spécifique et adaptée.
Le soutien à la parentalité par des entretiens parents-enfants et parents seuls fait partie des missions remplies par l’ARHM, tout comme l’animation d’actions extérieures de prévention auprès des jeunes, avec les équipes éducatives des établissements scolaires en lien avec les projets de prévention pilotés par la DUPS et l’Atelier Santé Ville. Des permanences téléphoniques sont assurées les mardis et mercredis de chaque semaine. Des transversalités étoffent ainsi tout le travail entrepris dans notre Conseil local de santé mentale, l’Atelier Santé Ville et bien sûr dans notre Contrat Local de Santé.
Il est urgent de libérer la santé mentale des idées reçues qui l’entourent encore.
La première d’entre elles est de penser que la déprime ou la dépression ne concernent que les autres, jamais soi-même. C’est une erreur. Personne n’en est à l’abri, et surtout pas les jeunes. À un âge où la personnalité se construit, où les émotions et les pressions sont intenses, la vulnérabilité est même souvent plus grande. La seconde est de considérer la santé mentale comme une problématique secondaire. Je crois au contraire que la santé, l’accès à la santé et la santé mentale sont un enjeu majeur dans nos villes et constituent une des priorités de nos politiques publiques de proximité.