A Vénissieux, le combat continue contre la droite installée à la métropole et contre l’extrême-droite qui a trois élus municipaux et un métropolitain !!

Vénissieux : le combat continue !

Dimanche 19 avril 2026

Le résultat dans un mouchoir de poche, 25 voix [1], des dernières élections a des conséquences lourdes. Michèle Picard et les 8 élus de sa liste forment un groupe unique d’opposition de gauche, face à une majorité composite mêlant insoumis, anciens macronistes, anciens écologistes, certains qui avaient refusé l’union en 2020…

Ce groupe d’opposition, présidé par Aurélien Scandolara, a dès le premier conseil joué son rôle en demandant que l’opposition de gauche soit associée aux représentations de la ville, notamment à l’APASEC et à la SACOVIV, deux outils historiques de politiques fortes de la ville de Vénissieux. Ce principe est d’ailleurs dans le programme officiel national de LFI… Mais le maire Boumertit, semblant pourtant embarrassé, a renvoyé le sujet à plus tard… maintenant donc sa décision d’exclure l’opposition de gauche dans les représentations de la ville.

Lors de ses premiers discours de maire, il a répété remettre en question la gestion historique de notre commune, se présentant comme le principal opposant à « 90 ans de communisme municipal » Il n’a pas eu un mot face aux menaces de la droite arrivée en tête a la métropole et dont les politiques du logement, des collèges, des mobilités, des ainés, du handicap, risquent d’être dures pour les Vénissians Il n’a rien dit non plus de l’extrême droite qui fait son entrée au conseil de métropole et qui passe de un à trois sièges au conseil municipal.

Pas un mot non plus pour regretter sa défaite dans la circonscription des portes du sud, celle qui l’a élu député avec toute la gauche. Le choix de LFI de la division à Vénissieux a envoyé 9 élus de droite sur 11 à la métropole, contribuant à faire basculer la métropole ! Mais tout occupé à son ambition personnelle, Monsieur Bourmertit affirmait qu’il n’y avait pas de risques à droite…

Quand à parler de la fin de la gestion historique des maires communistes, faut-il rappeler que Idir Boumertit a été élu adjoint pour la première fois en 2001 ? et qu’il partage donc largement lui-même sa part de notre bilan après 25 ans à nos côtés ?

Que va-t-il donc critiquer dans la situation de la ville ?

Sur le dernier mandat, la ville de Vénissieux a engagé 140 millions d’euros dans la construction, la rénovation et l’adaptation au changement climatique de son patrimoine. Les dépenses d’investissements dépassent 30 millions en 2025 et 2026. Est-ce trop ? Il est vrai que son programme n’évoque aucun projet d’investissement…

La ville est connue pour son budget destinée à l’éducation et l’enfance. La qualité de nos groupes scolaires, les moyens mobilisés pour le périscolaire, l’accompagnement des équipes pédagogiques, la relation forte de l’ancienne adjointe avec les parents d’élèves, tout ce qui fait l’ambition vénissiane de la réussite pour tous est reconnu. Que faut-il changer ?

La ville est reconnue pour sa politique environnementale ambitieuse plaçant l’égalité et la justice sociale au coeur de l’adaptation au changement climatique. Elle a d’ailleurs décroché 4 étoiles au label Territoire Énergie, et était engagée dans l’objectif des 5 étoiles pour la prochaine évaluation, le top du top ! Faut-il faire moins ? Car sur ces sujets, difficile de prétendre "faire mieux", quand la ville fait déjà aux 3/4 tout ce qui se fait de mieux partout en Europe..

Et faut-il parler des autres distinctions, les lauriers de la Ville active et sportive, et bien sûr les 4 fleurs qui étonnent toujours le jury venu de toute la France pour découvrir Vénissieux…

Et faut-il parler de démocratie participative, dans la ville qui a inventé les conseils de quartier en même temps presqu’en même temps que la célèbre Porto Alegre au Brésil, et qui a mobilisé en 2025 près de 8 000 vénissians dans la consultation sur la tranquillité ?

Et c’est ainsi sur tous les sujets, sécurité, logement, sport, culture, vie associative…

Alors que veut dire « faire mieux », s’il s’agit de de nier tout le travail accompli ?

Les contradictions et l’opportunisme de ceux qui ont retourné leur veste pour se retrouver derrière Idir Boumertit sont désormais connus.. Les Vénissians jugeront.

Pour notre part, nous continuerons à unir, résister et agir pour maintenir ces 90 ans de conquêtes, au seul bénéfice des habitants.

C’est le nom de notre groupe, reprenant le nom de la liste conduite par Michèle Picard : unir, résister, agir ensemble pour Vénissieux

[1lire une analyse détaillée

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